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 la vie conomique >Crise financire internationale:origines,volutions & consquences

         
elfatih





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: 05/06/2007

: la vie conomique >Crise financire internationale:origines,volutions & consquences   2008-11-14, 07:58





Les prmices de la crise remontent au dbut des annes 2000
Politique agressive du crdit aux Etats-Unis et contournement des rgles prudentielles par les banques ont aggrav la crise de limmobilier pour la rendre gnrale
La titrisation a propag la crise travers le monde.
Le Maroc ne sera pas pargn, des points de croissance en moins ds 2009.


Le monde va changer aprs cette crise financire internationale. Cest ce quaffirment nombre dconomistes, au Maroc comme linternational, sans toutefois donner de contours clairs ce que va tre la future scne conomique et financire mondiale. Plus dun an aprs son dclenchement aux Etats-Unis, en t 2007, la crise fait des ravages.

Les Bourses mondiales sont toujours trs volatiles, de grandes banques dposent le bilan les unes aprs les autres et les petits pargnants craignent pour leurs avoirs. Pour linstant, donc, lheure nest pas encore la reflexion sur les causes profondes de ce dsastre financier, le plus important de lhistoire rcente, ni sur les coupables. Les gouvernements et les banques centrales des pays dvelopps nont actuellement quun but : sauver ce qui peut encore ltre coup de milliards de dollars et deuros pour restaurer la confiance.
En somme, des crdits pour tenter de rparer les dgts causs par le crdit, le fameux subprime. Ce terme na jamais t autant prononc sur la plante car la crise touche tous les pays, y compris le Maroc. La formule est simple : un capitalisme acharn et dmesur aux Etats-Unis, sans rgulation des autorits ni surveillance des agences de notation, conjugu des produits financiers sophistiqus ayant permis de financer la croissance amricaine par lpargne des autres pays tout en leur transfrant une bonne partie des risques. Rsultat : tout le monde paie pour la cupidit dont certains ont fait preuve, malheureusement, mme les pays dont les systmes financiers taient verrouills.
Des drives se sont mme produites avec des offres de services pour faciliter le montage des dossiers de crdit lorsque les critres ntaient pas remplis et en dpit dune mauvaise qualit du risque vidente : chmage, niveau de revenus trs bas... Les foyers faibles revenus qui, traditionnellement, navaient pas accs aux crdits hypothcaires, se sont alors vus fortement sollicits. En termes macroconomiques, lencours des crdits hypothcaires a doubl de 2000 2006 pour atteindre 10 000 milliards de dollars (prs de 100 000 milliards de DH), tandis que celui des crdits subprime a tripl pour reprsenter quelque 12% de lencours total des crdits immobiliers.
La tendance sest acclre par la suite puisque les crdits subprime, plus rmunrateurs, ont respectivement reprsent 25% et plus de 30% des crdits immobiliers distribus en 2006 et 2007. Traditionnellement, les banques prteuses dtenaient les crances hypothcaires quelles conservaient lactif de leur bilan. Conformment aux rgles prudentielles imposes par leur autorit de tutelle, elles devaient affecter une partie de leurs fonds propres en couverture.
Mais lexplosion du march hypothcaire a entran des besoins en fonds propres et en ressources qui ont rapidement dpass les capacits de refinancement des banques. Ces dernires ont alors fait appel une technique, la titrisation, cre dans les annes 80, et qui allait leur permettre dallger le poids des crdits dans leur bilan en les faisant reprendre par dautres acteurs du march. Le principe est simple : il consiste regrouper un ensemble dactifs, en loccurrence de crdits, de les segmenter ou de les fractionner ventuellement et de les cder sous forme de titres adosss ces actifs gags.
Les montages des fonds de titrisation sont alors devenus de plus en plus complexes (fonds spcialiss dans le rsidentiel ou limmobilier professionnel, fonds de fonds...) pour permettre aux investisseurs finaux que sont, dans le monde entier, les fonds de pension, les compagnies dassurances, les banques ou les acteurs de la gestion collective, et donc, in fine, les particuliers ou les entreprises, de diversifier leurs placements en amliorant la rentabilit de leurs portefeuilles.
Bien entendu, rien naurait pu fonctionner sans lintervention des agences de notation, dont les plus connues sont Moodys, Standard & Poors et Fitch, qui vont noter la capacit des metteurs honorer leurs signatures, dans chacune des tranches. Leur notation tait souvent le critre retenu par les diffrents investisseurs dans la chane pour conforter leurs choix. Ds le dbut 2007, le march de limmobilier amricain donne les signes annonciateurs de crise : il y a saturation du march et la correction samorce.
La suite des vnements ressemblera la chute en chane de dominos. Les prix de limmobilier seffondrent, la valeur des hypothques baisse, les mensualits augmentent, parfois de manire spectaculaire, les foyers les plus modestes ne peuvent plus rembourser leurs emprunts, la valeur des maisons hypothques ne couvre plus ce qui reste rembourser des prts, les socits spcialises dans le subprime mettent alors la cl sous la porte, les banques globales et les banques dinvestissement, acteurs centraux dans le processus de titrisation, doivent passer des provisions de plus en plus importantes et de plus en plus visibles, de nombreux fonds qui ont investi dans ces actifs sont affects, les pargnants dans le monde entier sinterrogent sur la composition des produits financiers qui leur ont t conseills, les premires demandes de rachat accentuent le mouvement tout en se heurtant labsence de la valorisation des fonds et autres supports et vecteurs de portage, le march interbancaire sassche, le crdit se rarfie, la confiance seffondre, les Bourses chutent, les banques centrales se concertent et interviennent pour assurer la liquidit, le FMI dclare tre prt intervenir et les signes de rcession apparaissent aux Etats-Unis et dans plusieurs autres pays.
Clairement, les pratiques qui ont prvalu aux Etats-Unis devront tre remises en cause et lon peut prvoir que plusieurs gnrations demprunteurs reconsidreront leur niveau raisonnable dappel au crdit pour consommer.
Les prteurs vont devoir revenir des pratiques plus rigoureuses et plus conformes aux rgles prudentielles, y compris en limitant lutilisation des offres taux variable et en rvaluant le rle de certains intermdiaires de commercialisation. Finalement, mme si les mesures prises par les gouvernements et les banques centrales sont ncessaires pour remettre les moteurs de lconomie et de la finance en marche (plan Paulson, plan europen daide au systme financier, fonds montaire asiatique...), elles ne sont pas suffisantes pour rtablir la confiance et viter une nouvelle crise dans le futur.
Le libralisme acharn et la dsintermdiation totale ont montr leurs limites ds le dbut de la crise. Les banques qui avaient, dans un environnement favorable, sorti des actifs fort risque de leurs bilans, en contournant de facto lesprit de la rglementation, doivent normalement les assurer avec les risques de liquidits et de fonds propres qui peuvent en rsulter. Ces limites sont apparues encore plus dans lasschement brutal de la liquidit, qui aurait pu tre fatal, net t lintervention des banques centrales qui ont, de surcrot, rintroduit une forme de valorisation plancher, comme on a pu lobserver dans la foule de lopration de sauvetage de la banque amricaine Bear Stearns. Le risque crdit constitue lessence mme du mtier de banquier.
Il doit connatre son client, lui accorder des facilits adaptes et le suivre en continu. Mais le mtier a t perverti par loctroi de crdits qui ne resteront pas au bilan, pour en faire des produits dinvestissement. La rigueur dans la dmarche doit sappliquer chacun des acteurs de la chane, en commenant par les agences de notation et jusquaux gestionnaires de fonds ou mme aux investisseurs finaux.
Elle implique tous les niveaux une meilleure information, plus de transparence et la responsabilit permanente de la banque lorigine du risque. Investir dans un produit financier, quel quil soit, exige un vritable travail de recherche et danalyse. La leon principale de cette crise est davoir montr que le systme bancaire, avec laccord tacite des autorits de tutelle, a dtourn les rgles prudentielles grce des acteurs qui ntaient pas soumis aux mmes rgles de solvabilit et de liquidit et qui pouvaient mme refinancer des prts longs par des emprunts courts.
Ces acteurs devraient donc tre intgrs dans le champ rglementaire. Quant aux agences de notation, leur mode de rmunration par les metteurs demeure plus que jamais contestable et leur champ dinvestigation sest rvl beaucoup trop troit, nintgrant pas tous les risques systmiques et de liquidits, pourtant essentiels.
Mais la capacit de rebond des grandes conomies ne doit jamais tre sous-estime. La crise passe, les provisions dhier feront les plus-values de demain. Les Bourses mondiales subissent les secousses qui vont continuer daffecter le secteur de la banque et de la finance et qui exigeront des investisseurs des stratgies recentres sur lconomie relle, qui continuera, elle, de se dvelopper. La Bourse amricaine devrait reflter ce ralentissement de la croissance, tandis que les places europennes devraient bnficier dune demande intrieure forte.
Pour linvestisseur, la rgle dor est de pouvoir durer et donc de disposer dun montant de liquidits significatif afin de pouvoir progressivement revenir sur le march, des niveaux attractifs, lorsque les indicateurs
repasseront au vert.
Publi le : 17/10/2008





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merci bien assidi
    
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merci bq assilfatih merci
    
 
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